Une soirée sous le signe de l’attention (de la tension)

Avec un peu de retard, l’assemblée générale 2015 est lancée devant une salle où la quasi-totalité des chaises (une centaine) est occupée. Le président Jean-Noël Collin commence par remercier la municipalité de Cherves représentée par Francis Paumero, Dominique Chenu représentant l’OMS de Cognac, les représentants de l’IFC des haras de Saintes et Pompadour, les écuries partenaires (C.H.E.V.A.L, les Amis des Chevaux de St Leger, Equi sud, Pas & Galop…) sans oublier les membres de l’association tout en excusant les adhérents trop loin géographiquement.
Un absent de marque, Jean-Guy Mercier retenu pour une réunion du CDTE de
la Charente. Ce dernier a transmis un petit message félicitant  l’association pour son dynamisme. Il indique que le challenge randonnées récompensera des membres des Sabots Verts (seule association à y avoir participée) aux Floraliesle 10 décembre 2015.
Une minute de silence est observée pour rendre hommage aux victimes du 13 novembre dernier.
Avant de revenir aux fondamentaux d’une AG, la parole est donnée aux deux représentants IFCE venus faire un rappel sur une réglementation fondamentale entrée en application depuis 2010. Gilles Renaud a pour tâche de sensibiliser, par des réunions mais également par des contrôles sur le terrain, les propriétaires d’équidés (ânes compris) de l’obligation d’être à jour sur le carnet et la puce de l’animal. Le but est d’assurer la traçabilité pour des raisons sanitaires. Il rappelle également l’obligation de déclaration (gratuite) du lieu de détention. Le but étant de savoir à l’instant T à qui appartient un animal et son lieu d’hébergement. Autre rappel, la nécessité d’avoir un vétérinaire sanitaire à partir de 3 chevaux ainsi que la tenue d’un carnet de déplacements (courts ou longs). Enfin il est rappelé que toute administration de médicaments (vermifuge compris) ne peut se faire que sur ordonnance (à garder 5 ans). Il termine sa présentation par 2 chiffres : 35 c’est le pourcentage estimé d’équidés à jour. 450, c’est le tarif de l’amende qui pourra être dressée par animal non à jour.
Tous ces rappels ont fait monter la tension dans l’assemblée, certains membres mettant en avant que la plupart des règles ne faisaient pas la différence entre les professionnels (Centres équestres, entraîneurs, éleveurs) et les simples cavaliers pour qui le cheval était plus proche de l’animal de compagnie que de la bête d’élevage. Ils ont également mis en évidence des situations où le propriétaire du lieu d’accueil du cheval (lieu bien souvent mis à disposition gracieuse à un ami cavalier) ne doit en aucun cas être désigné comme responsable de l’animal hébergé. Ils ont également posé la question du mandat permettant d’intervenir chez un particulier pour effectuer un contrôle. Enfin certains cavaliers, adeptes « d’équiliberté » indiquent que lorsqu’ils décident d’aller à l’autre bout de
la France pour faire une randonnée individuelle, rien ne pourra permettre aux autorités de les prévenir si leur monture a traversée une zone sous épidémie et ce même avec un livre de transport.
Pour Clôturer cette intervention, le président rappelle que les intervenants ne sont là que pour informer de réglementations dont ils ne sont pas à l’origine. Gilles Renaud précise qu’il est positif que le législateur ait choisi un professionnel du cheval pour effectuer ces contrôles, ce dernier sachant faire la part des choses entre un cavalier indépendant et un professionnel.
L’assemblée reprend son cours avec la lecture du compte-rendu de l’année précédente par Murielle suivie d’un résumé par Sylvie de la quinzaine de randonnées de la saison 2015 (Téléthon inclus). Elles ont toutes connues un grand succès avec 15 cavaliers et 10 attelages en moyenne (1er mai pluvieux inclus). Sylvie met à l’honneur les cavaliers organisateurs de chacune de ces sorties qui ont su associer parcours agréable et convivialité. La question sur un possible casse-croute en cours de parcours est à nouveau posée. Un rapide survol des adhérents organisateurs met en évidences que ceux-ci sont d’accord pour intégrer ce casse-croûte au parcours quitte à renoncer à la sortie en elle-même.

Enfin, pour rester pragmatiques, il ressort un solde positif de 1475€ sur cette activité.
Ne perdons pas de vue l’univers financier et c’est au tour de Pascale de faire le bilan du même nom. Celui-ci laisse ressortir un solde positif de 2279€.

D’autres chiffres, les Sabots Verts, ce sont 160 licenciés dont 105 licenciés FFE (avec une quasi parité homme/femme : 52/53) et enfin 69 assurés RCP.
Les derniers (et les moins bons), l’an dernier les subventions de l’OMS (ville de Cognac) chutaient de 20% (de 1000€ à 800€). Pour l’année à venir celles-ci vont tomber à 0€. Cela s’explique par la mise en place d’un document spécifique pour la demande de subventions. Hors aucune possibilité de ce document ne laisse entrevoir un accès à une éventuelle aide.

Quitus est donné au compte-rendu, au bilan financier et au bilan des sorties.
Jean-Noël se félicite d’une année avec des sorties bénéficiant d’une météo clémente. Il énumère le palmarès  challenge randonnées tant du coté cavaliers que meneurs et invite les adhérents à régulariser leur licence

   Organisateur : 1er Les Sabots Verts (16) organisation de 13 randonnées et une participation active au défilé du 14 Juillet avec la base aérienne de Cognac
   Cavaliers :      1ère Marie-Line PILOT / Écurie du Bois Chadenne (16) avec 405km
                          2ème Jean-Marc CARTRON / les Sabots Verts (16) avec 354,5km
                          3ème Marie-Claude LAURENT / les Sabots Verts (16) avec 353,5km 

   Meneurs :       1ère Christiane et Guy AUDOUX / les Sabots Verts (16) avec 458,5km
                          2ème Jean-Marc MERCIER / les Sabots Verts (16) avec 288km
                          3ème Patrick SCHWARTZ / les Sabots Verts (16) avec 278km

C’est le moment de parler de l’année à venir. Le calendrier comptera un peu mois de randonnées (10). Gilles Perrier note que pour l’année à venir le 14 juillet ne sera pas renouvelé car si l’accueil du public a été bon, les difficultés rencontrées pour le repas du midi ainsi que la fourniture d’eau pour les montures mettent fin à cette sortie. Il indique le principe de la signalisation des randonnées aux nouveaux adhérents.

C’est au tour de Dominique Chenu de prendre la parole. Il met en évidence l’importance du bénévole dans le monde associatif et dans la société tout court. Il regrette la situation où « le monde politique » fait des choix (à un moment où il faut trouver certes des sources d’économies)  avec des retombées financières parfois désastreuses pour certaines structures.
L’assemblée se clôture alors par le verre de l’amitié, un moment où la tension était bien retombée.


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